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L’éducation divine à travers l’histoire de Youssouf : Patience, Épreuves et Tawakkul

As-salamou ‘alaykoum wa rahmatouLlah wa barakatouh Chers Parents,

Notre Seigneur est le premier éducateur. Il nous enseigne à travers nos expériences de vie, à travers le Coran, les signes, notre entourage… et les récits des prophètes.

Parmi ces récits, l’un d’eux nous est conté du début à la fin, avec une richesse d’enseignements précieuse pour nous, parents. Il s’agit bien sûr de l’histoire du prophète Youssouf ‘alayhi salam.

Son parcours est celui d’une initiation, un chemin marqué par l’épreuve dès l’enfance. C’est l’un des rares récits prophétiques qui nous dévoile la jeunesse d’un messager, soulignant ainsi son importance.
Et pourtant, bien qu’il fût fils de prophète, cela ne l’a pas épargné des blessures de la vie. Son histoire nous rappelle que, malgré tous nos efforts, c’est Allah qui éduque véritablement, Lui, Al-Rabb, Celui qui façonne les âmes et élève les cœurs.

Parfois, cette éducation passe par l’épreuve, et il nous faut l’accepter, comme Ya’qoub ‘alayhi salam l’a fait, avec patience et confiance en Dieu :

« Je ne me plains qu’à Allah de mon déchirement et de mon chagrin. Et je sais de la part d’Allah ce que vous ne savez pas. »
(Sourate Youssouf, versets 85-86)

Ya’qoub souffrait, mais il savait que son fils appartenait d’abord à Allah. Il vivait l’épreuve du dépouillement, à l’image d’Ibrahim ‘alayhi salam, appelé à sacrifier son fils Isma’il.
Parfois, Allah nous arrache à nos attachements les plus profonds pour tester notre foi et la fortifier.

L’amour parental peut vite devenir un frein. Par peur, nous cherchons à retenir nos enfants, physiquement ou psychologiquement, oubliant que leur destin ne nous appartient pas.
C’est là qu’intervient le Tawakkul, l’abandon confiant entre les mains d’Allah.

D’un point de vue terrestre, l’épreuve de Youssouf semble cruelle. Mais d’un autre regard…

  • S’il n’avait pas été jalousé par ses frères,
  • S’il n’avait pas été jeté dans le puits,
  • S’il n’avait pas été vendu comme esclave,
  • S’il n’avait pas été éprouvé par Zoulaykha,
  • S’il n’avait pas connu l’injustice de la prison…

Il n’aurait jamais pu atteindre la place que Dieu lui réservait : celle de ministre d’Égypte, sauveur de son peuple et de sa famille face à la famine.

Le chemin était difficile, mais chaque étape menait à l’accomplissement d’un dessein plus grand.
S’il était resté auprès de son père, aimé mais trop protégé, aurait-il pu s’élever à ce rang ?
Aurait-il développé la force nécessaire pour porter un tel destin ?
Ou serait-il resté dans une douce immobilité, inconscient du rôle qu’Allah lui avait assigné ?

Nous, parents, devons nous interroger :
Mon amour empêche-t-il mon enfant d’accomplir sa destinée ?
Suis-je prêt(e) à lui faire confiance et à faire confiance à Dieu ?

Si les conditions ne sont pas réunies, Allah les créera. Il sait ce que nous ignorons.
Si nous regardons nos propres vies, nous verrons que derrière certaines épreuves se cachaient des bénédictions insoupçonnées.

Le Tawakkul s’oppose à ce besoin de contrôle que nous avons sur l’avenir de nos enfants.
Nous voulons pour eux une vie sans heurts, tracée à l’avance, oubliant que les épreuves font partie du voyage.
Mais ces épreuves sont surmontables. Mieux encore, elles forgent des âmes résilientes, patientes et fortes.
Elles sont les haltères de l’âme ! 💪

Notre rôle, en tant que parents, n’est pas de les protéger du moindre obstacle, mais de leur apprendre à s’adapter, à se relever, à avancer.

Ya’qoub l’avait compris. Il savait que son fils était promis à un destin grandiose, bien avant que l’épreuve ne vienne frapper à sa porte.
Lorsque Youssouf lui raconta son rêve :

« Ô mon père, j’ai vu en songe onze étoiles, ainsi que le soleil et la lune, prosternés devant moi. »
(Sourate Youssouf, verset 4)

Le rêve s’est réalisé.

  • L’enfant jeté dans un puits s’est élevé sur un trône.
  • L’esclave est devenu ministre.
  • Le prisonnier est devenu libre.
  • Le méprisé est devenu aimé.

Comme la terre sur laquelle il vivait :
Après la sécheresse, vint l’abondance.

Son histoire a une valeur hautement symbolique qui nous enjoint à la patience dans les épreuves et surtout nous enjoint à faire confiance au dénouement final.

Notre impatience nous pousse à avorter de grands projets nobles et divinement inspirés car les bénéfices ne sont pas palpables immédiatement.

De ce fait, beaucoup trahissent leurs âmes pour faire un métier qui « rapporte », sacrifient leurs aspirations car elles ne sont pas valorisées par leurs familles ou groupes sociaux.
Cela amène notre communauté à rester dans une zone de confort, un immobilisme et donc à terme à se scléroser.

Acceptons le plan divin, pour nous-mêmes et pour nos enfants.
Là où nous voyons une difficulté, il y a peut-être un bien immense.

Soyons des parents confiants, patients, détachés du contrôle et pleins de foi.

Ayons foi en Allah, Al-Rabb, Celui qui éduque
Et foi en nos enfants, dont la Fitra est pure.

Puisse Allah bénir nos enfants et préserver leurs fitras à tout jamais.

wa Allahou a’lam

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