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Visuel Niima Magazine : Allah t'aime tellement que parfois Il détruit tes plans avant que ceux-ci ne te détruisent

Tawakkul : quand Allah ferme une porte, et comment l’expliquer

On pense savoir ce qui est bon pour nous.

On fait des projets, on imagine la suite, on espère que les choses se passeront exactement comme on les avait prévues. Puis une porte se ferme. Un projet échoue. Quelque chose qu’on désirait profondément nous échappe.

Et sur le moment, on ne comprend pas.

Ce que tu prends pour une épreuve est peut-être une protection

C’est la bascule que ce rappel propose, et elle tient en trois phrases :

  • Ce que tu prends pour une épreuve est peut-être une protection.
  • Ce que tu prends pour un échec est peut-être une délivrance.
  • Et pendant que tu te demandes pourquoi Allah ne t’a pas donné ce que tu voulais, Il t’a peut-être préservé de ce que tu ne pouvais pas voir.

Nous ne savons pas. Allah, Lui, sait. Toute la différence est là.

Le verset qui résume tout

« Il se peut que vous ayez de l’aversion pour une chose alors qu’elle vous est un bien. Et il se peut que vous aimiez une chose alors qu’elle vous est mauvaise. C’est Allah qui sait, alors que vous ne savez pas. »
Sourate Al-Baqara, verset 216

Ce verset ne dit pas que tout ce qui nous arrive est agréable. Il dit que notre lecture de ce qui nous arrive est limitée — et qu’il existe un savoir plus vaste que le nôtre sur notre propre vie.

Le tawakkul n’est pas l’inaction

C’est le malentendu le plus fréquent, et il vaut la peine d’être levé clairement, surtout devant des enfants.

Placer sa confiance en Allah ne veut pas dire s’asseoir et attendre. La démarche est en trois temps :

Fais les causes. Travaille, prépare, révise, postule, soigne. Le tawakkul commence après l’effort, pas à sa place.

Invoque Allah. Demande, sincèrement, ce que tu espères.

Puis avance. Et lorsque les choses ne se passent pas comme tu l’avais prévu, garde confiance en Lui.

Comment en parler avec son enfant

Les enfants rencontrent des portes fermées bien avant nous : une amitié qui se défait, une équipe qu’on ne rejoint pas, un concours raté, un déménagement qu’ils n’ont pas choisi. Le vocabulaire du tawakkul leur est utile tôt.

Nommer la déception d’abord. Avant toute leçon, reconnaître que c’est triste. Un enfant à qui l’on répond immédiatement « c’est mieux ainsi » retient surtout qu’on n’a pas écouté sa peine.

Raconter après coup. Le tawakkul se comprend rétrospectivement. Repensez ensemble à une déception ancienne dont vous voyez aujourd’hui le bénéfice — c’est bien plus convaincant qu’une explication au moment où la blessure est fraîche.

Distinguer l’effort et le résultat. Ce qui lui revient, c’est de faire les causes. Ce qui ne lui appartient pas, c’est l’issue. Cette frontière apaise énormément les enfants perfectionnistes.

Dire aussi vos propres portes fermées. Un parent qui raconte un échec et ce qu’il en a compris transmet plus qu’un parent qui n’échoue jamais devant ses enfants.

Remercier même pour les portes qui se ferment

C’est le pas le plus difficile, et le plus libérateur.

Car pendant que toi, tu pensais peut-être être privé, Allah t’a peut-être sauvé.

Tawakkul ‘ala Allah. On ne le répétera jamais assez.

Et vous ? Y a-t-il une porte fermée dont vous avez compris le sens bien plus tard ? Racontez-nous en commentaire.

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